08 Sep
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La capacité de l’Afrique à financer son développement dépend de plus en plus d’une mobilisation des ressources intérieures plus forte — ainsi que des institutions et dirigeants capables de transformer cette ambition en résultats.

C’était le centre de la 7e Master Class des Chefs des Administrations Fiscales de l’ATAF (HTAMC), qui a réuni à Banjul les Commissaires Généraux et les Chefs des Administrations Fiscales de toute l’Afrique sous le thème « Diriger pour la Grandeur : Façonner les Administrations Fiscales à Haute Performance ».Hébergé par le Autorité des recettes de Gambie (GRA), la Master Class a été officiellement inaugurée par S.E. Mohammed B.S. Jallow, Vice-Président de la République de Gambie, au nom de S.E. le Président Adama Barrow. 

Le vice-président a placé les discussions dans le cadre du défi plus large du développement africain, soulignant l’importance croissante de la mobilisation des recettes intérieures alors que les sources traditionnelles de financement du développement sont mises sous pression.« Il est rassurant que l’ATAF soit devenue l’une des institutions les plus importantes d’Afrique pour renforcer l’administration fiscale, promouvoir la mobilisation des ressources nationales, promouvoir la coopération fiscale internationale et favoriser l’apprentissage par les pairs parmi les autorités fiscales africaines".

L’honorable Seedy K. M. Keita, ministre des Finances et des Affaires économiques, a directement relié cette nécessité à la vie des citoyens africains, rappelant aux responsables fiscaux que la mobilisation des recettes consiste en fin de compte à financer le développement.« Derrière chaque dalasi, chaque naira, chaque cedi, chaque shilling et chaque rand mobilisé se cache une histoire humaine : un enfant qui peut aller à l’école, une mère qui peut accéder aux soins de santé, un agriculteur qui peut atteindre les marchés, un jeune entrepreneur qui peut développer une entreprise, et une communauté qui peut regarder vers demain avec confiance. »

Le ministre a également souligné l’expérience de la Gambie en tant que membre fondateur de l’ATAF, notant que le soutien de l’ATAF dans des domaines tels que l’analyse de données, la tarification de transfert, la TVA sur les services numériques et le renforcement des audits fiscaux a contribué à la modernisation des opérations de la GRA. 

Pour le Dr Johnstone Makhubu, président de l’ATAF et commissaire du Service des impôts sud-africains, renforcer le leadership des administrations fiscales est essentiel pour réaliser cette ambition.« L’ATAF est bien plus qu’une simple tribune de réunion. C’est la plateforme de leadership africaine en matière d’administration fiscale. C’est là que les solutions africaines sont développées face aux défis africains. C’est là que la capacité collective devient la force collective. 

C’est là que nos expériences individuelles deviennent un atout continental partagé. »S’appuyant sur la philosophie africaine d’Ubuntu, le Dr Makhubu a souligné que la mobilisation des ressources nationales est en fin de compte plus que des revenus : « Il s’agit de financer la possibilité. Cela finance des opportunités. Cela finance la dignité. 

Cela finance le développement. Et au final, cela finance l’espoir. »La secrétaire exécutive de l’ATAF, Mme Mary Baine, a mis en lumière l’ampleur de cette opportunité. Citant les perspectives économiques africaines 2026, elle a noté que l’Afrique pourrait débloquer près de 469 milliards de dollars américains de financement annuel supplémentaire grâce à ses systèmes fiscaux, principalement grâce à une amélioration de la performance administrative plutôt qu’à des augmentations des taux d’imposition statutaires.« L’argent n’a pas disparu. Elle n’est pas récupérée. »Elle a souligné les résultats des interventions soutenues par l’ATAF : depuis 2016, les membres ont généré 6 milliards USD en cotisations fiscales supplémentaires, dont 2,8 milliards USD ont été collectés.

L’expérience de l’administration hôte a démontré comment l’apprentissage par les pairs promu par la Master Class peut se traduire par une réforme au niveau national. Le commissaire général de la GRA, M. Yankuba Darboe, a noté que le HTAMC avait influencé son propre parcours de leadership, le GRA revenant des éditions précédentes avec des idées et des leçons pratiques tirées d’autres administrations fiscales africaines.« Chaque année, nous rentrons chez nous avec de nouvelles idées, des perspectives fraîches et des leçons pratiques de la part de collègues Commissaires généraux qui ont affronté des défis similaires à ceux auxquels nous sommes confrontés en Gambie. »Au cours des deux jours, les participants ont examiné le rôle évolutif des chefs des administrations fiscales, la performance et la responsabilité institutionnelles, la transformation numérique, la gestion des conséquences et le courage du leadership, avant de traduire leurs discussions en engagements concrets pour renforcer leurs institutions.


Le message de Banjul était clair : le potentiel de revenus de l’Afrique ne sera pas réalisé uniquement par la politique et la technologie. Cela nécessite des institutions solides, un leadership transformateur et des administrations fiscales africaines qui apprennent et se renforcent mutuellement.


Source : ATAF/via Tax en RDC.

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