09 Jul
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« La fiscalité n’est pas une note de bas de page technique pour le développement. C’est l’expression fiscale de la souveraineté », a souligné la secrétaire exécutive de l’ATAF, Mme Mary Baine, lors de la réunion du Caucus africain 2026 à Banjul, en Gambie, où les ministres africains des Finances, les gouverneurs des banques centrales et les partenaires du développement ont discuté de « Transformer les économies africaines par l’investissement, l’innovation et l’inclusion ». 

Elle a appelé les gouvernements et les partenaires au développement à donner à la mobilisation des recettes nationales la même priorité stratégique que la gestion de la dette, le commerce et la stabilité monétaire. Mme Baine a souligné que des systèmes de recettes intérieures plus solides profitent à la fois aux pays emprunteurs et aux partenaires au développement en rendant la dette plus durable, les finances publiques plus résilientes et le financement du développement plus prévisible.

 Elle a encouragé les gouvernements africains à renforcer les stratégies de recettes, à examiner les exonérations et incitations fiscales coûteuses, à approfondir l’inclusion financière et à promouvoir une coordination plus étroite entre la politique budgétaire et monétaire. Soulignant le rôle des administrations efficaces des recettes dans la traduction des réformes politiques en résultats concrets de revenus, elle a souligné que l’ATAF continue de soutenir les pays membres par l’assistance technique, le développement des capacités, l’apprentissage par les pairs, la réforme législative, l’amélioration de la conformité, la tarification des transferts, l’échange d’informations, la transformation numérique et la modernisation institutionnelle. Sur la transparence fiscale, Mme Baine a souligné l’importance de renforcer la capacité de l’Afrique à lutter contre les flux financiers illicites et le transfert de profits.

 Elle a mis en avant le partenariat de l’ATAF avec l’Autorité des recettes de Zambie et le Groupe de la Banque mondiale pour développer une solution informatique d’échange automatique d’informations africaine (AEOI), conçue par des Africains pour les administrations fiscales africaines, offrant une plateforme sûre, abordable et durable pour mettre en œuvre des normes internationales de transparence fiscale. Elle a également appelé à poursuivre les investissements dans les organisations fiscales régionales qui développent des solutions dirigées par l’Afrique aux défis communs.

 Depuis 2016, l’assistance technique soutenue par l’ATAF a contribué à plus de 6 milliards de dollars en évaluations fiscales supplémentaires et à plus de 2,8 milliards de dollars en recettes par les pays membres. Rien qu’en 2025, les interventions soutenues par l’ATAF ont généré 907,8 millions de dollars américains en cotisations fiscales supplémentaires, dont 685,8 millions de dollars ont été collectés avec succès. 

En regardant vers l’avenir, Mme Baine a souligné Revenue Action for Development in Africa (RADA), l’initiative de l’ATAF visant à doubler l’impact de ses interventions soutenues d’ici 2030, notant qu’elle a été approuvée lors de la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement (FfD4). Elle a exhorté les pays africains à s’engager stratégiquement dans les négociations en cours sur la Convention-cadre des Nations Unies relative à la coopération fiscale internationale, notant que les décisions prises aujourd’hui façonneront les droits fiscals sur les services et l’économie numérique pour des générations. « La souveraineté non exercée est la souveraineté concédée », conclut-elle.

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